VTF is excited to announce an upcoming event in the heart of Paris, dedicated to the release of "JGS", a font crafted by Adel Faure for text-based art.

⟿ Rendez-vous on May 30, 19:30 at la Générale, 39 rue Gassendi, Paris 14.

The evening will kick off with an introduction by the VTF members. Come to meet, eat, drink and share!

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À propos de l’ASCII art et de la Jgs font

Read this article in english.

Introduction

Je suis Adel Faure, artiste ASCII au sein du groupe Mistigris et Textmode Friends. Jʼai été généreusement invité par Velvetyne à publier Jgs Font via leur fonderie. Jgs Font est une police de caractères que jʼai créée en hommage à lʼartiste Joan G. Stark et que jʼutilise pour faire de lʼart ASCII.

Dans cet article je contextualise ce quʼest lʼASCII art, qui est Joan G. Stark, ce que pourrait être «une histoire des arts en mode texte», ce que signifie lʼASCII art de nos jours, et ce que sont les spécificités de la Jgs Font.

Je tiens à remercier chaleureusement Heikki Lotvonen pour avoir partagé avec moi deux références iconographiques (The Printerʼs Grammar, John Smith, 1755 et Improvisation, Alfred P. Fluhr, fin XVIIIe) ainsi que pour son texte ASCII art : From a Commodity Into an Obscurity, qui mʼa beaucoup aidé.

Je remercie également Raphaël Bastide, Ève Gauthier et Vincent Maillard pour mʼavoir relu et aidé à écrire ce texte.

Enfin, un grand merci à Ariel Martín Pérez et Julien Imbert pour leur travail de correction et de finalisation du texte et à Ariel pour la traduction anglaise.

Bonne lecture !

LʼASCII Art cʼest quoi ?

Starry Night, Veni, Vidi, ASCII, 2020

Starry Night, Veni, Vidi, ASCII, 2020

Expliquer ce que signifie Art ASCII nʼest pas simple. Plutôt que de délimiter une pratique bien définie, lʼASCII Art vient brouiller une distinction commune entre texte et image dans le domaine artistique, et entre «interface graphique» et «mode texte» en informatique.

Au sens strict, lʼexpression désigne les images composées en utilisant les 128 caractères présents dans lʼAmerican Standard Code for Information Interchange (abrégé ASCII). Bien que les termes «Text Art» ou «Textmode Art» soient aussi employés, «ASCII Art» ou plus simplement «ASCII» est devenu une manière de décrire toute image produite à lʼaide dʼéléments typographiques. En 1999, dans The History of ASCII (text) Art, Joan G. Stark décrit lʼASCII de la manière suivante :

Ce sont des «éléments graphiques non-graphiques». Leur palette se limite aux symboles et caractères qui sont disponibles sur votre clavier dʼordinateur.1

Un autoportrait de Joan G. Stark accompagné de sa signature standard

Un autoportrait de Joan G. Stark accompagné de sa signature standard

Joan G. Stark, aussi connue sous les noms de jgs ou Spunk, est probablement lʼASCII artiste la plus populaire et prolifique des années ʼ90 et 2000, laissant une très forte empreinte sur les pratiques et les esthétiques amatrices dʼinternet. Stark commence à faire de lʼASCII art en 1995 au sein du newsgroup <alt.ascii-art> de USENET. Passionnée de folklore et dʼart populaire, elle sʼattache à représenter dans un mode «line-style» (que lʼon pourrait rapprocher de ce que la ligne claire est à la bande dessinée) dʼinnombrables créatures mythologiques, animaux, éléments de paysage, objets et scènes du quotidien. Elle publie lʼensemble de ses dessins ainsi que des textes sur lʼASCII, sa pratique et son histoire, sur son site www.ascii-art.com. Bien quʼil soit aujourdʼhui hors-ligne, on le trouve archivé sur de nombreuses adresses comme celle-ci.

Sa définition de lʼASCII comme «éléments graphiques non-graphiques» joue sur la polysémie du terme anglais «graphic», qui signifie soit «objet figuratif», soit «élément dʼune interface graphique». À lʼépoque où Stark écrit, les premiers réseaux sociaux électroniques (Usenet, BBS, Minitel, Ceefax, etc.), encore très populaires à lʼépoque, fonctionnent «en mode texte». Ils présentent des interfaces dans lesquelles lʼécran est comme un quadrillage dont chaque case permet dʼafficher un glyphe. Tandis que ces dernières disparaissent progressivement au profit des interfaces graphiques, Stark souligne avec ironie le caractère nouvellement singulier de lʼASCII art : des éléments graphiques au sein dʼenvironnements textuels.

Tout en assumant sa complexité, Stark ramène la pratique de lʼASCII à une chose très simple : il sʼagit pour le créateur de dessiner avec les possibilités tapuscrites que lui offrent sa machine. «Leur palette se limite aux symboles et caractères que votre clavier dʼordinateur vous permet dʼutiliser». Partant de ce principe, il faut imaginer que chaque système associé à un clavier mène à un ASCII différent. Cʼest ainsi que nous trouvons des termes comme le PETSCII associé au Commodore PET/CBM, lʼANSI avec les BBS (Bulletin Board Systems), lʼATASCII avec Atari, le Shift-JIS avec le mode Katakana des claviers japonais, le Teletext pour le Videotext (Prestel, Minitel). Dans cette galaxie, lʼexpression «ASCII» désigne plus spécifiquement le style Amiga (oldschool et newschool) ou le style Usenet (line-style et solid-style). Chacun de ces ASCII ayant sa propre scène, avec ses groupes, ses artistes et parfois même sa propre plateforme de publication.

Quelques exemples

De la même manière que chaque système peut posséder son ASCII art spécifique, chaque style a sa propre origine, pratique et histoire.

Le jeu de caractères PETSCII, dessiné en grande partie par Chuck Peddle, le designer du Commodore PET, et par Leonard Tramiel (fils de Jack Tramiel, fondateur de Commodore International), inclut des trames et des formes géométriques, ce qui facilite la création de jeux sur un système strictement limité à un affichage en mode texte.

Joust, The Code Works, 1980, Commodore PET/CBM, image dʼun jeu composé de caractères PETSCII

Joust, The Code Works, 1980, Commodore PET/CBM, image dʼun jeu composé de caractères PETSCII

Dans ASCII art : From a Commodity Into an Obscurity, Heikki Lotvonen rappelle le rôle social de lʼASCII art dans la scène ANSI émergente. Des utilisateurs·ices qui nʼétaient pas des hackers mais qui étaient doué·es en art ASCII pouvaient obtenir lʼaccès à des contenus de BBS pirates en échange de leurs illustrations.2

Menu de statistiques BBS, Sole Assassin, 1994, capture dʼécran dʼune page dʼun BBS composé de caractères ANSI

Menu de statistiques BBS, Sole Assassin, 1994, capture dʼécran dʼune page dʼun BBS composé de caractères ANSI

Du fait quʼil est très simple de le reproduire et de le modifier (par copier-coller), LʼASCII était le moyen de prédilection pour afficher des mèmes sur les premiers réseaux de forums, notamment visible dans lʼimmense archive de www.asciiartfarts.com (archivé) (qui contient malheureusement de très nombreux exemples de contenus homophobes, misogynes et/ou racistes).

MEMENTS, 2006, art ASCII

MEMENTS, 2006, art ASCII

Certains des personnages populaires dʼinternet viennent spécifiquement de lʼASCII art. Cʼest le cas par exemple de «Kuma» (plus tard connu sous le nom de Pedobear) ou de «Domo», dont la forme et les postures particulières tirent leur origine de SHIFT-JIS partagées sur 2chan.

Le «Kuma» originel de 2chan (trouvé sur www.knowyourmeme.com) et son équivalent contemporain

Le «Kuma» originel de 2chan (trouvé sur www.knowyourmeme.com) et son équivalent contemporain

Compilation de personnages 2chan (trouvé sur www.outsiderjapan.pbworks.com) et une peluche du personnage «Domo»

Compilation de personnages 2chan (trouvé sur www.outsiderjapan.pbworks.com) et une peluche du personnage «Domo»

Une histoire des Arts en mode texte

À la fin des années 2000, lʼUnicode devient le standard international et universel pour lʼencodage informatique des caractères, rendant de ce fait obsolète les spécificités techniques liées à lʼASCII, lʼANSI, lʼATASCII, le PETSCII, le SHIFT-JIS, etc. En conséquence, tandis que lʼémulation dʼanciens systèmes et lʼapplication stricte de leurs standards fait partie intégrante des pratiques de scènes ASCII contemporaines, il est devenu clair pour de nombreux artistes que lʼASCII est une pratique qui sʼaffranchit des spécificités techniques de telle ou telle machine — certains dʼentre eux préfèrant de fait user du terme «Textmode Art», soit «art en mode texte» comme le suggère le nom du groupe «Textmode Friends».

Ce positionnement rejoins lʼapproche de Stark : une pratique de lʼart ASCII qui ne repose pas fondamentalement sur les différents système dʼencodage mais sur la possibilité de créer avec toute forme issue de la mécanisation du texte. De fait, au-delà de lʼinformatique, partout où se sont imposées les contraintes du texte mécanisé, on peut retrouver des formes dʼart en mode texte, des formes dʼASCII.

Dans Neither Good, Fast, Nor Cheap: Challenges of Early Arabic Letterpress Printing, Hala Auji décrit comment les imprimeurs des premières presses du Moyen-Orient contournent les limites de la composition au plomb pour produire des ornements.

Les manuscrits, par exemple, comportaient des enluminures à la manière de frontispices, appelés sarlawh ou ʼunwan. Ces derniers, souvent très élaborés, étaient colorés et dorés à la main afin dʼindiquer le début de chaque livre et des chapitres suivants […]. Pour rappeler ces motifs dans leurs livres imprimés, les employés de cette presse ont utilisé divers types dʼornements, ainsi que des signes de ponctuation, reproduisant de manière créative des compositions similaires.3

Page de_ Nasif al-Yaziji, Kitab Fasl al-Khitab fi Usul Lughat al-I‘rab_, Beirut: American Mission Press, 1836

Page de_ Nasif al-Yaziji, Kitab Fasl al-Khitab fi Usul Lughat al-I‘rab_, Beirut: American Mission Press, 1836

Cette manière de détourner lʼart de la composition typographique pour produire des images nʼest pas rare dans le domaine de lʼimpression au plomb, qui devenait une nécessité quand les pièces venaient à manquer et un loisir pour les employé.es les plus passionnés.

Page de The Printerʼs Grammar, John Smith, 1755

Page de The Printerʼs Grammar, John Smith, 1755

Voici les adaptations qui sont parfois faites quand ni séparateur ni fleurons ne sont fournis pour habiller la première page dʼun ouvrage. Dans ce cas une règle double est souvent utilisée ; dʼautant plus quʼelle nous évite dʼimproviser des frontispices sans les pièces adéquates

Improvisation, Alfred P. Fluhr, fin XVIIIe

Improvisation, Alfred P. Fluhr, fin XVIIIe

Une illustration improvisée créée par Alfred P. Fluhr, un apprenti de la Martin B. Brown Compagny, New York city, est reproduite. Le dessin fut élaboré à lʼaide de parenthèses et de règles dans une humeur espiègle durant les moments de pauses. De temps à autre, ce genre dʼexpérimentation peut aider à développer lʼhabilité de composition, mais cette tendance ne doit pas devenir une habitude. La composition concrète sera plus bénéfique à un garçon qui souhaite obtenir la qualification dʼimprimeur.

Certains imprimeurs, comme Albert Schiller, qui choisissent spécifiquement dʼexploiter ce type de méthodes pour produire des œuvres furent en quelque sorte les artistes ASCII de leur temps.

La Boutique dʼAntiquités, Albert Schiller, 1938

La Boutique dʼAntiquités, Albert Schiller, 1938

LʼASCII art est-il une relique du passé ?

De la même manière que la généralisation des interfaces graphiques et lʼarrivée de lʼUnicode auraient pu envoyer aux oubliettes lʼart ASCII, lʼordinateur personnel aurait pu faire disparaître le dessin à la machine à écrire. Pourtant la pratique de cette dernière ne cesse dʼêtre revisitée. Ci-après un extrait de Bob Neillʼs book of typewriter dans lequel des images tapées à la machine à écrire sont accompagnées du protocole permettant de les reproduire, à la main ou à lʼaide dʼune machine. Ce livre, publié quelques années à peine avant le déclin rapide et la quasi-disparition de lʼusage des machines à écrire, supplantées par le clavier dʼordinateur et les logiciels de traitement de texte, vient en quelque sorte confirmer la survivance du médium machine à écrire avant même la réelle mise en obsolescence de cette dernière.

Kojak, page extraite de Bob Neillʼs book of typewriter art, Bob Neill, 1982

Kojak, page extraite de Bob Neillʼs book of typewriter art, Bob Neill, 1982

La popularité de lʼartiste James Cook est un bon exemple contemporain de cette survivance. Cook, pour le coup loin de la pratique de lʼinformatique, nous propose des œuvres à la machine à écrire directement réalisées devant le modèle, même en extérieur, à la manière dʼun peintre traditionnel.

James Cook, rendu en plein air, 2020, trouvé sur mymodernmet.com

James Cook, rendu en plein air, 2020, trouvé sur mymodernmet.com

Au travers de la longue histoire de la mécanisation du texte, malgré lʼobsolescence qui découle des processus dʼinnovations, les arts ASCII ont permis à de nombreuses machines oubliées, jugées inutiles, de ressurgir. Ils ont ainsi permis de révéler des spécificités formelles et culturelles impossibles à remplacer. Une manière, en quelque sorte, de prouver quʼun moyen technique ne peut jamais vraiment être réduit à lʼimpertinence ou à la nostalgie.

Lʼattrait de lʼASCII art ne réside peut-être pas dans son apparente nostalgie, mais plutôt dans ce quʼil représente : les idéaux du «cyber-espace». Il transmet la mémoire de nos réseaux avant lʼavènement dʼinternet, lorsque les industriels nʼavaient pas encore pris le contrôle denotre vie quotidienne en ligne, et que les communautés avaient encore le pouvoir de sʼauto-organiser.4

Jgs Font : une fonte monospace libre conçue pour dessiner. Faite en hommage à Joan G. Stark, pionnière de lʼart ASCII

jgs_font.png

Lʼaspect des dessins en mode texte dépend largement de la fonte utilisée. Pour cette raison, lʼart ASCII est une affaire très typographique.

Les fontes les plus populaires auprès des artistes ASCII sont généralement celles livrées par défaut sur les systèmes classiques dits du «Legacy Computing». Cʼest le cas par exemple de la Monaco puis de la Menlo, pendant longtemps les monospaces par défaut de macOS, associées à lʼASCII «line style». Un autre cas emblématique est celui de la MS PGothic, police inséparable du style SHIFT-JIS, première fonte de Microsoft contenant les «CJK characters», cʼest à dire contenant des tables de caractères pour les langues chinoise, japonaise et coréenne.

Tout en étant très inspiré par le travail de Joan Stark qui dessinait avec des fontes Microsoft comme la Courier ou la FixedSys, jʼai débuté lʼASCII art en utilisant une adaptation TrueType de la TopazPlus, une fonte du Commodore 64. Cette adaptation est issue du projet Multi Platform Fonts In Amiga Aspect, créé par le groupe TrueSchool ascii en 2009. On y trouve les versions vectorielles des fontes les plus populaires de la scène Amiga. La majorité de ces fontes sont conçues par des artistes de la scène, comme la P0T-NOoDLE de Leo “Nudel” Davidson ou la MicroKnight dont lʼauteur·ice est inconnu·e.

Écran BBS, rendu avec MicroKnightPlus (Probablement AEROHOLiCS, 2o, 2009)

Écran BBS, rendu avec MicroKnightPlus (Probablement AEROHOLiCS, 2o, 2009)

La TopazPlus, comme la plupart des fontes Amiga, possède des barres obliques qui se rejoignent dʼune ligne sur lʼautre, particularité au coeur de la fameuse commande BASIC «10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10» permettant de dessiner un labyrinthe infini.

Résultat de la commande 10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10 sur lʼAmiga Commodore 64

Résultat de la commande 10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10 sur lʼAmiga Commodore 64

Cette particularité mʼa impressionné et jʼai vu dans cet effet de continuité lʼaccomplissement de mon intention graphique en tant quʼartiste ASCII. Jʼai alors cherché à dessiner un caractère dont lʼensemble des glyphes se rapprocherait le plus de cette intention.

Slanted City, Adel Faure, rendu avec Jgs Font

Slanted City, Adel Faure, rendu avec Jgs Font

Jgs font est le résultat de cette recherche. Son aspect bitmap et ses formes accentuent lʼambiguïté entre texte et dessin. Les propriétés formelles des caractères ont été caricaturées en fonction de la manière dont les ASCII artistes les utilisent.

Aspect bitmap de Jgs Font

Aspect bitmap de Jgs Font

Il en résulte une police avec de nombreux glyphes qui se combinent, parfois dans toutes les directions. Celle-ci permet, par association de caractères, de produire des lignes continues, des courbes, des trames, des motifs, des niveaux de gris.

Jgs Font en comparaison de la DejaVu Sans Mono

Jgs Font en comparaison de la DejaVu Sans Mono

Lorsque ses caractères ne se combinent pas tout à fait, leur forme est faite pour entrer en correspondance à distance également.

Correspondances formelles de Jgs Font

Correspondances formelles de Jgs Font

Jgs Font contient les tables de caractère ASCII, Latin-1 Supplement ainsi que les glyphes présent dans la Code Page 437, utilisée pour lʼANSI art.

La table de caractère ASCII, Latin-1 Supplement et glyphes issus de la Code Page 437 de Jgs Font

La table de caractère ASCII, Latin-1 Supplement et glyphes issus de la Code Page 437 de Jgs Font

Pour conclure, sachez que cette fonte est sous license libre. Vous êtes donc libre de la télécharger, la diffuser et même la modifier à condition dʼen citer lʼorigine. Jʼespère quʼelle vous permettera de bien vous amuser et de dessiner plein de belles choses !


  1. What is ASCII art ?, Joan G. Stark, 1998↩︎

  2. ASCII art: From a Commodity Into an Obscurity, Heikki Lotvonen, 2022↩︎

  3. Neither Good, Fast, Nor Cheap: Challenges of Early Arabic Letterpress Printing, Hala Auji, 2017↩︎

  4. ASCII art: From a Commodity Into an Obscurity, Heikki Lotvonen, 2022↩︎

Published on the 30 May 2023 by Adel Faure

About ASCII art and Jgs font

Lire cet article en français.

Introduction

I’m Adel Faure, ASCII artist operating within the Mistigris and Textmode Friends collectives. I’ve been generously invited by Velvetyne to publish Jgs Font on their foundry. Jgs Font is a typeface that I’ve created as a tribute to artist Joan G. Stark and that I use to make ASCII art (see specimen).

In this article I contextualize what ASCII art is, who Joan G. Stark is, what could be seen as a “history of text mode arts”, what does ASCII Art means today, and what are the characteristics of the Jgs font.

I’d like to sincerely thank Heikki Lotvonen for sharing two iconographic references with me (The Printer’s Grammar, John Smith, 1755 and Improvisation, late 18th century) as well as for his text ASCII art : From a Commodity Into an Obscurity, that helped me greatly.

I’d also like to thank Raphaël Bastide, Ève Gauthier and Vincent Maillard for helping me review and finish this text.

Last but not least, many thanks to Ariel Martín Pérez for his proofreading and and for the English translation of this text.

Good read!

What is ASCII Art?

Starry Night, Veni, Vidi, ASCII, 2020

Starry Night, Veni, Vidi, ASCII, 2020

It isn’t that simple to explain what ASCII Art means. More than defining a well established practice, ASCII Art blurs the habitual distinction between image and text, in the art world, and between “graphic interface” and “text mode,” in the informatics domain.

Strictly speaking, the expression designates pictures composed by using the 128 characters contained in the American Standard Code for Information Interchange (shortened as ASCII). Even if the terms “Text Art” or “Textmode Art” are also used, “ASCII Art” or just “ASCII” has become a way of naming all pictures produced with the help of typographic elements. In 1999, in The History of ASCII (text) Art, Joan G. Stark describes ASCII in the following way:

They are “non-graphical graphics”. Its palette is limited to the symbols and characters that you have available to you on your computer keyboard.[^1]

A self-portrait by Joan G. Stark featuring her standard signature

A self-portrait by Joan G. Stark featuring her standard signature

Joan G. Stark, A.K.A. jgs or Spunk, is probably the most popular and prolific ASCII artist of the 1990s and the ’00s, who left a strong imprint on online amateur practices and aesthetics. Stark started making ASCII art in 1995 as part of the <alt.ascii-art> newsgroup on USENET. Being passionate about folklore and popular art, she devoted herself to represent in a “line style” way (that could be seen as close to the “ligne claire” style in comics) countless mythological creatures, animals, landscape elements, objects and scenes of everyday life. She published the totality of her drawings as well as texts about ASCII, its practice and its history, on her website www.ascii-art.com. Even if the website is no longer online, it can be accessed through many links like this one..

Her definition of ASCII as “non-graphical graphics” plays with the ambiguity of the English word “graphic”, which either means a figurative object or an element of a graphic interface. At the time of Stark’s phrase, the first digital social networks (Usenet, BBS, Minitel, Ceefax, etc.), still very popular back then, worked in “text mode”. They present user interfaces where the screen is divided in a grid in which each case can display a single glyph. As these interfaces disappeared in favor of graphic interfaces, Stark underlines with irony the ambiguous status of ASCII art: the presence of graphic elements in text environments becomes this oddity that is ASCII.

Even as she embraces its complexity, Stark summarizes the practice of ASCII to something very simple: it’s a way of drawing with what a computer keyboard provides. “Its palette is limited to the symbols and characters that you have available to you on your computer keyboard.” Based on this statement, one can only imagine that each system associated with a keyboard would produce a different ASCII. That’s the reason we can find terms like PETSCII associated with the Commodore PET/CBM, ANSI with the BBS (Bulletin Board Systems), ATASCII with Atari, Shift-JIS with the Katakana mode of Japanese keyboards, Teletext with Videotext (Prestel, Minitel). In this galaxy, the expression “ASCII” refers more specifically to the Amiga styles (oldschool and newschool), or the Usenet styles (line-style and solid-style). Each one of these ASCII have their own scene, with their groups, their artists and sometimes even their own publishing platform.

Some examples 

In the same way that each system can have their own specific ASCII art, each style has their own origin, practice and history.

The PETSCII character set, designed mainly by Chuck Peddle, the designer of the Commodore PET, and by Leonard Tramiel, son of the Commodore founder, includes patterns and geometrical shapes, which facilitates the creation of games on a text mode-only system.

Joust, The Code Works, 1980, Commodore PET/CBM, frame of a game composed solely of PETSCII characters.

Joust, The Code Works, 1980, Commodore PET/CBM, frame of a game composed solely of PETSCII characters.

In ASCII art : From a Commodity Into an Obscurity, Heikki Lotvonen recalls the social role of ASCII art in the emerging ANSI scene. Users who were not hackers but who were skilled in ASCII art could obtain access to the contents of pirate BBS in exchange for their illustrations.[^2]

BBS stats menu, Sole Assassin, 1994, screen capture of a BBS page composed of ANSI characters

BBS stats menu, Sole Assassin, 1994, screen capture of a BBS page composed of ANSI characters

As it’s very simple to reproduce and to modify it (by copy and paste), ASCII was the preferred way to display memes on the first forum networks, notably visible in the immense archive of www.asciiartfarts.com (archived) (which unfortunately contains numerous examples of homophobic, misogynistic and/or racist content).

MEMENTS, 2006, ASCII art

MEMENTS, 2006, ASCII art

Certain popular internet characters come specifically from ASCII art. That’s the case, for instance, of “Kuma” (later known as Pedobear) and of “Domo”, of which the particular shape and positions have their origin on SHIFT-JIS shared on 2chan.

The original «Kuma» of 2chan (found on www.knowyourmeme.com) and its contemporary rendition 

The original «Kuma» of 2chan (found on www.knowyourmeme.com) and its contemporary rendition 

Compilation of 2chan characters (found on www.outsiderjapan.pbworks.com) and a plush of the «Domo» characters

Compilation of 2chan characters (found on www.outsiderjapan.pbworks.com) and a plush of the «Domo» characters

A history of text-mode arts

In the late ’00s, Unicode became the international standard for the digital encoding of characters. As its name suggests, Unicode has the objective of comprising the totality of character encoding modes, therefore rendering obsolete the technical particularities of former techniques associated with ASCII, ANSI, ATASCII, PETSCII, SHIFT-JIS, etc. Even if the emulation of older OS and the strict application of their standards constitutes a significant part of the practices within the contemporary ASCII scenes, it is clear for many artists that ASCII art is a notion that needs to be extended beyond the technical specificities of particular machines. Some of them prefer to use the notion of “Textmode art”, as the name of the group “Texmode Friends” suggests.

This attitude reinforces once again Stark’s approach to ASCII art as a practice that isn’t solely based on the use of a particular encoding system but rather on the possibility to create art with shapes that stem from the mechanization of text.

This way, beyond the digital realm, everywhere and each time mechanized text provides constraints, we can find a specific form of art in the shape of text mode, ASCII art.

In Neither Good, Neither Good, Fast, Nor Cheap: Challenges of Early Arabic Letterpress Printing, Hala Auji describes how printers of the first printing presses of the Middle East bypassed the limits of lead composition in order to produce ornaments.

Les manuscrits, par exemple, comportaient des enluminures, à la manière de frontispices, appelés sarlawh ou ’unwan. Ces derniers, souvent très élaborés, étaient colorés et dorés à la main, afin d’indiquer le début de chaque livre et des chapitres suivants […]. Pour rappeler ces motifs dans leurs livres imprimés, les employés de cette presse ont utilisé divers types d’ornements, ainsi que des signes de ponctuation, reproduisant de manière créative des compositions similaires.

Manuscripts, for example, used illumination devices, akin to frontispieces and headpieces, called a sarlawh or ’unwan. These were often elaborately hand-colored and gilded, to indicate the start of each book and its subsequent chapters […]. To recall these elaborate designs in their printed books, employees at this press creatively employed varied ornamental sorts, as well as punctuation marks, to create similar compositions.[^3]

Page from_ Nasif al-Yaziji, Kitab Fasl al-Khitab fi Usul Lughat al-I‘rab_, Beirut: American Mission Press, 1836

Page from_ Nasif al-Yaziji, Kitab Fasl al-Khitab fi Usul Lughat al-I‘rab_, Beirut: American Mission Press, 1836

This way of subverting the art of typographic composition in order to produce images isn’t rare in the field of printing with movable lead type, which became a necessity when there were missing pieces and turned into a hobby for passionate employees.

Page from The Printer’s Grammar, John Smith, 1755

Page from The Printer’s Grammar, John Smith, 1755

Such are the shifts which sometimes are made, where neither Cuts nor Flowers are provided, to dress the first page of a Work : and therefore a double rule is often used ; the rather, because it takes off the trouble of making up Head-pieces without proper Sorts.

Improvisation, Alfred P. Fluhr, late 18th century

Improvisation, Alfred P. Fluhr, late 18th century

An improvised illustration created by Alfred P. Fluhr, an apprentice with the Martin B. Brown Company, New York city, is reproduced. The design was constructed with parenthesis and rules in a playful mood during spare moments. A little experimenting of this kind during odd moments may help constructive ability, but the fad should not be permitted to develop into a habit. Practical composition will be of more benefit to a boy who aims to attain distinction as a job-printer.

Certain printers, such as Albert Schiller, who chose to specifically exploit these kinds of methods to produce art works, were in some way the ASCII artists of their time.

The Antique Shop, Albert Schiller, 1938

The Antique Shop, Albert Schiller, 1938

Is ASCII art a relic from the past?

In the same way that the popularization of graphic interfaces and the arrival of Unicode could have sent ASCII art to oblivion, the personal computer could have made typewriter drawing disappear. Yet the practice of the latter continues to be revisited. Below this paragraph there’s an extract from «Bob Neill’s book of typewriter» where images composed with a typewriter are accompanied with the protocol that would allow reproducing them, either by hand or by using a typewriter. This book, published some mere years before the rapid decline and the almost-complete disappearance of typewriter use, replaced by computer keyboards and by text treatment programs, confirms in a way the survival of the typewriter medium before it was actually rendered obsolete.

Kojak, page from Bob Neill’s book of typewriter art, Bob Neill, 1982

Kojak, page from Bob Neill’s book of typewriter art, Bob Neill, 1982

The popularity of the artist James Cook is a good contemporary example of this survival. Cook, however far from the digital practice, proposes to us typewriter artworks made “en plein air”, directly done in front of the model, even outdoors, in the manner of a traditional painter.

James Cook, outdoor render, 2020, found on mymodernmet.com

James Cook, outdoor render, 2020, found on mymodernmet.com

Through the long history of the mechanization of text, despite the sense of obsolescence that stems from innovation processes, ASCII arts have allowed numerous forgotten machines, deemed as useless, to reemerge. They have revealed formal and cultural particularities that are impossible to replace. A manner, in some way to prove that a technical mean can never be truly reduced to impertinence or nostalgia.

The lure of ASCII art might not be in the nostalgia of how it looks, but what it represents: the ideals of «cyberspace». It stands for a wistful longing for those pre-internet days when corporations hadn’t yet taken control of our digital day-to-day and the community was still in control of organising itself.[^2]

Jgs Font : a free monospaced font designed for ASCII art. A tribute to Joan G. Stark, ASCII art pioneer

jgs_font.png

The visual aspect of text-based artworks is highly dependent on the font used. That’s why ASCII art is a highly typographic matter.

The most popular fonts used by ASCII artists are mainly those that come by default with legacy systems.

This is the case of Monaco and Menlo, which have long been the default monospaced fonts integrated into macOS, associated with ASCII line-style. An emblematic example is MS PGothic, the eternal font of SHIFT-JIS practices, the first Microsoft font to include “CJK characters”, i.e. the inclusion of encoding tables for the Chinese, Japanese and Korean languages.

While being very inspired by Stark’s work, which draws in ASCII using Microsoft fonts such as Courirer from FixedSys, I started ASCII art using a Truetype adaptation of TopazPlus, a Commodore 64 font. This adaptation is part of the Multi Platform Fonts In Amiga Aspect project by the TrueSchool ascii group published in 2009. It contains vector versions of the most popular fonts used in the Amiga scene. Most of these fonts are themselves created by artists from the Amiga scene, such as P0T-NOoDLE by Leo “Nudel” Davidson or MicroKnight, whose author is unknown.

BBS screen, rendered avec MicroKnightPlus (Probably AEROHOLiCS, 2o, 2009)

BBS screen, rendered avec MicroKnightPlus (Probably AEROHOLiCS, 2o, 2009)

TopazPlus, like most Amiga fonts, has slash and anti-slash glyphs that join character to character and line to line. This feature is at the heart of the famous BASIC command “10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10”, producing an infinite labyrinth.

Result from the execution fo the 10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10 command on Amiga Commodore 64

Result from the execution fo the 10 PRINT CHR$(205.5+RND(1)); : GOTO 10 command on Amiga Commodore 64

I was very impressed by this feature, finding in it the resolution of the continuity effect I was looking for as an ASCII artist. So I started working on a font in which all the glyphs would be as close as possible to this effect.

Slanted City, Adel Faure, 2022, rendered with Jgs Font

Slanted City, Adel Faure, 2022, rendered with Jgs Font

This is the principle behind the Jgs font. Its bitmap appearance and shapes accentuate the ambiguity between text and drawing. The graphic properties of the characters have been exaggerated according to the way ASCII artists use them.

Bitmap aspect of Jgs Font

Bitmap aspect of Jgs Font

The glyphs that make up Jgs Font can be combined, sometimes in every direction. It allows, by association of characters, to produce continuous lines, curves, frames, patterns, levels of gray.

Jgs Font versus DejaVu Sans Mono

Jgs Font versus DejaVu Sans Mono

When glyphs don’t combine directly, their shape is designed so that they can match from afar.

Jgs Font shape matching

Jgs Font shape matching

The Jgs font comes with the ASCII and Latin-1 Supplement encoding tables, as well as the glyphs found in code page 437, used for ANSI art.

ASCII and Latin-1 Supplement table from Jgs Font

ASCII and Latin-1 Supplement table from Jgs Font

To conclude, you should know that this font is under free license. You are therefore authorized to download it, share it and even modify it, as long as you credit its origin. I hope you’ll draw lots of cool things!

Published on the 30 May 2023 by Adel Faure

Degheest Family

↓ English below ↓

(FR)

En mars 2022, Velvetyne accueille une nouvelle autrice, Ange Degheest (1928-2009), et diffuse plusieurs revivals de ses caractères typographiques, redessinés, complétés par des étudiantes de l’EESAB — site de Rennes et leur enseignant.

Les six nouvelles familles, dont certaines sont constituées de plusieurs styles sont :

  • FT88 Regular, Italic, Bold, Expanded, Serif, Gothique et School redessinées par Oriane Charvieux et Mandy Elbé ;
  • Latitude et Équateur redessinées par Eugénie Bidaut;
  • Abordage redessinée par Eugénie Bidaut;
  • Louise redessiné par Luna Delabre et Camille Depalle;
  • Director Regular, Light et Bold redessinés par Justine Herbel et May Jolivet;
  • Basalte Fond, Volume et Multicolore redessinés par Benjamin Gomez et Eugénie Bidaut.

L’ensemble de ces caractères permet de retracer le parcours d’Ange Degheest, typographe bretonne oubliée comme de nombreuses autres collègues, dont l’histoire témoigne de la vitalité typographique du XXe siècle, de la variété de ses applications, de ses techniques et de ses outils.

Conjointement à la diffusion de ces six familles de caractères, Poem, la maison d’édition allemande dirigée par Jérôme Knebusch, publie un nouveau pamphlet en anglais sur la redécouverte de ce travail exemplifiant, qui est l’occasion pour Alice Savoie d’aborder l’invisibilisation des femmes et leur rôle dans la production et la création typographique.

Pour en savoir plus, nous vous conseillons vivement de vous le procurer sur le site de Poem

Allez voir aussi la page-web dédiée au projet, développée par Eugénie Bidaut.

(EN)

In March 2022, Velvetyne welcomes a new author, Ange Degheest (1928-2009), and distributes several revivals of her typefaces, redesigned and completed by students from EESAB — Rennes and their teacher.

The six new families, some of which are made up of several styles, are :

  • FT88 Regular, Italic, Bold, Expanded, Serif, Gothique and School redesigned by Oriane Charvieux and Mandy Elbé;
  • Latitude and Équateur redesigned by Eugénie Bidaut;
  • Abordage redesigned by Eugénie Bidaut;
  • Louise redesigned by Luna Delabre and Camille Depalle;
  • Director Regular, Light and Bold redesigned by Justine Herbel and May Jolivet;
  • Basalte Fond, Volume and Multicolore redesigned by Benjamin Gomez and Eugénie Bidaut.

All these typefaces allow us to retrace the career of Ange Degheest, a Breton forgotten female typographer like many other female-colleagues, whose history bears witness to the typographic vitality of the 20th century, to the variety of its applications, its techniques and its tools.

In conjunction with the distribution of these six typeface families, Poem, the German publishing house headed by Jérôme Knebusch, publishes a new pamphlet in English on the rediscovery of this exemplary work, which is an opportunity for Alice Savoie to address the invisibilisation of women and their role in typographic production and creation.

To find out more, we strongly advise you to get it on Poem website ! 

Here is also the web page dedicated to the project, developed by Eugénie Bidaut.

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